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Le C.E.T. de classe 2

Le C.E.T. d’Hallembaye un outil à la pointe de la technologie pour l’élimination sans danger du déchet ultime.

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Choix du site

Le C.E.T. d’Hallembaye est implanté dans une ancienne carrière de l’arrondissement de liège entre Oupeye et Visé. Ce site, idéalement situé près dans grand axes routiers et éloigné des habitations, est un centre d’enfouissement technique (C.E.T.) destiné à recevoir les déchets ultimes, c'est-à-dire les déchets qui ne peuvent entrer dans une filière de recyclage ou de valorisation.

Le choix du site d’Hallembaye repose aussi sur les caractéristiques naturelles du site, telles que la géologie et l’hydrologie.

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La nature des déchets enfouis

Le C.E.T. D'Hallembaye est un C.E.T. De classe 2, c'est à dire que le permis d'exploiter autorise l'enfouissement des déchets suivants :

Des déchets ménagers et assimilés :

  • des ordures ménagères brutes ou du broyat durant l'arrêt d’UVELIA dans le cas d'un entretien annuel
  • des résidus de centre de compostage

Des déchets non-organiques :

  • encombrants valorisables provenant des recyparcs
  • résidus de centres de tri : déchets assimilés
  • déchets de balayage
  • déchets non-organiques
  • les mâchefers : toutefois, 90% des mâchefers sont valorisés en technique routière à savoir 21000t valorisées contre 2000t enfouies.
  • les REFIOM (Résidus d'Epuration des Fumées d'Incinération d'Ordures Ménagères) inertés.

En 2008, le taux de recyclage-valorisation était de 70 % contre 30 % de mise en C.E.T.
Objectif à l’horizon 2010 : atteindre les 90 % de recyclage-valorisation et 10 % en C.E.T.

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L'aménagement du C.E.T.

Le C.E.T. Est divisé en 2 parties : Hallembaye I et Hallembaye II, chacune divisée en zones.

Hallembaye I comporte 2 zones d'enfouissement correspondant à un volume total d'enfouissement de 1.650.000 m³.


On distingue :

  • la zone A : zone "organiques" où sont enfouies les matières organiques et les matières inertes (encombrants, déchets de balayage, tissus)
  • la zone B où sont enfouis les mâchefers de l'usine d'incinération (actuellement entièrement valorisés) et les REFIOM après stabilisation

A l’heure actuelle le site d’Hallembaye I, qui est exploité depuis plus de 10 ans est arrivé à saturation. La phase de réhabilitation du site est achevée et la phase de post-gestion est en cours.

La partie actuellement aménagée d'Hallembaye II comporte également 2 zones qui représentent un volume total d'enfouissement de 3.500.000 m³ (la zone 1A de 2.500.000 m³ et la zone 1B de 1.000.000 m³). Les types de déchets enfouis dans ces 2 zones sont identiques que sur le site d’Hallembaye I.

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L'étanchéité du site

Géologie et hydrologie du site

Le sous-sol du site se compose de différentes couches. Le terrain est naturellement constitué de houiller, d’une épaisse couche de smectite, de couches de divers types de craie et finalement d’une couche de silex et de limons mélangés.

D'un point de vue hydrologique, le site est naturellement étanche. Cette étanchéité est apportée, d'une part, par la présence de l'épaisse couche de smectite (argile peu perméable) et, d'autre part, par la présence d'une nappe captive sous pression dans le houiller qui entraînerait, en cas d’incident au niveau de l’étanchéité du site, une remontée d’eau jusqu’à la zone d’enfouissement empêchant ainsi les lixiviats de percoler à travers la couche de smectite.

Aménagement du fond et forme du C.E.T.

En complément à l'étanchéité naturelle du site, des aménagements supplémentaires ont été effectués :

Sur Hallembaye I :

  • une couche drainante : empierrement drainant non calcaire
  • un géotextile anti-contaminant

Sur Hallembaye II :

  • une couche de smectite remaniée (argile compactée) surmontée d'une couche de bentonite calcique de 5 mm d'épaisseur
  • une membrane étanche H.D.P.E.
  • un géotextile anti-perforation
  • une couche drainante parcourue par un réseau de drains collectant les lixiviats vers un ouvrage enterré de stockage temporaire
  • un géotextile anti-contaminant

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Le fonctionnement du C.E.T.

Réception des déchets

Les déchets sont acheminés au C.E.T. Par camions. Chaque camion, muni d'un bordereau précisant notamment le type de déchets et la provenance, est pesé à l'entrée du site. Si tout est conforme, les déchets sont ensuite déversés dans la zone adéquate du C.E.T.. Chaque jour, au moins un camion choisi au hasard est déversé sur une aire de contrôle et inspecté. Un contrôle visuel est effectué par les opérateurs sur le compacteur lors de chaque déversement.

Compactage

Une fois déversés, les déchets sont compactés afin d'éviter des pertes inutiles de volume d'enfouissement.





Couverture

En fin de journée, afin de réduire autant que possible les éventuelles nuisances olfactives, les déchets enfouis et compactés sont recouverts par du compost maturé ou des bâches.





Réseau de dégazage et production d'électricité

Les zones organiques (zones A) d'Hallembaye I et d'Hallembaye II contiennent des matières organiques. Celles-ci vont se dégrader progressivement sous l'action des bactéries et produire du biogaz.

Tant pour les nuisances olfactives que pour la toxicité ou encore l'effet de serre, il convient d'éviter que ces gaz s'échappent du C.E.T. Pour ce faire, la zone d'enfouissement est mise en dépression grâce à un réseau de puits de dégazage coupés à de puissants compresseurs aspirant le gaz dans le C.E.T.

Le biogaz est envoyé pour valorisation dans des moteurs à gaz couplés à des alternateurs afin de produire de l'électricité. En cas d'indisponibilité des moteurs, celui-ci est brûlé en torchères photo13. Les puits de dégazage d'Hallembaye II sont montés au fur et à mesure de la montée du niveau des déchets, tandis que pour Hallembaye I, ils ont été forés après la mise en place des déchets.

Traitement des lixiviats

Les eaux qui ruissellent au travers des déchets sont récupérées. Ce sont les lixiviats. Ces derniers sont pompés puis traités dans 2 stations de traitement par osmose inverse. Une des 2 est entièrement dédiée à Hallembaye I ; la seconde, opérationnelle depuis juin 2001, traite principalement les lixiviats d'Hallembaye II.

Les lixiviats sont tout d'abord préfiltrés. Cette préfiltration a pour but de diminuer la charge contenue dans les lixiviats avant d'entre dans l'osmose inverse.

L'eau préfiltrée est pompée sous pression dans un séparateur à membranes où elle s'écoule à la surface de celles-ci. Le flux aqueux se partage en 2 parties :

  • le perméat qui traverse les membranes, rejeté en eau de surface
  • le concentrat, évacué par traitement

Traitement des odeurs

Le système utilisé pour réduire les nuisances olfactives consiste en 2 rideaux :

  • un rideau fixe
  • un rideau mobile

Ces rideaux sont composés d'un ensemble d'atomiseurs qui pulvérisent une solution aqueuse contenant des tensioactifs, des acides organiques, un régulateur et des essences de parfum. Le produit anti-odeur est pulvérisé sous forme d'un brouillard compact contenant des gouttelettes extrêmement fines.

D'autres mesures sont prises contre les nuisances olfactives :

  • couverture journalière des déchets enfouis par du compost maturé ou des bâches
  • utilisation de granulés anti-odeurs
  • limitation de la zone journalière d'enfouissement et de compactage des déchets à une surface de l'ordre de 1.000 m².

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Contrôle et surveillance de l'exploitation

Les valeurs de toutes les mesures et analyses effectuées sur le site sont régulièrement transmises aux autorités compétentes. Les mesures effectuées en continu sont transmises en temps réel à la Division de la Police de l'Environnement de Liège. Toutes les opérations de contrôle et de surveillance sont effectuées par le personnel d'INTRADEL en collaboration étroite avec le service environnement de la commune d'Oupeye.

Accès au site : le seul accès au site est la route d'entrée des camions. Toute entrée ou sortie de véhicule est détectée, comptabilisée et enregistrée en permanence par 2 caméras. D'autre part, toute personne non autorisée à entrer sur le site est tenue de se présenter à l'accueil et de signer le registre des entrées.

Contrôle des eaux : des analyses régulières sont également effectuées sur les lixiviats. Le pH, la conductivité et la température des eaux rejetées après traitement sont mesurés en continu.

Un réseau de puits piézométriques ceinture le site et permet de suivre, par des analyses régulières, la qualité de l'eau et de la nappe phréatique du houiller. Ces analyses sont effectuées 3 fois par an par un laboratoire agréé. Les analyses réalisées sur les différents piézomètres sont consultables sur le site internet de l'intercommunale.

Contrôle de l'air : 2 cabines d'analyse de l'air, à l'est et au sud du site, mesurent en permanence les teneurs en méthane, hydrocarbures, dioxydes de soufre, sulfure d'hydrogène. Une des cabines d'analyse est équipée d'une station météorologique qui fournit en permanence le sens et la vitesse des vents, la température, la pression atmosphérique et la pluviométrie.

Les émissions en monoxyde de carbone et en oxydes d'azote des gaz de combustion des moteurs sont mesurées régulièrement.

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La post-gestion et la réhabilitation

Après exploitation, la zone d'enfouissement est complètement réhabilitée. Cette réhabilitation se fait en 2 phases :

Phase 1 : mise en place d'un géotextile drainant et d'au moins 1 mètre de terre, puis ensemencement. Cette phase est déjà réalisée sur Hallembaye I.

Phase 2 : lorsque les tassements (inévitables lorsqu'il y a présence de déchets organiques biodégradables) seront suffisamment réduits, il y aura mise en place d'un "caping" étanche (smectite, membrane en H.D.P.E).

Sur cette couche viendra s'ajouter une couverture de finition (terre, craie, silex). Le site sera ensuite ensemencé afin de lui rendre son aspect d'avant exploitation de la craie.

La gestion du site se poursuivra pendant plusieurs dizaines d'années après la réhabilitation afin de collecter et traiter le biogaz et les lixiviats qui vont diminuer progressivement.

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Centre de biométhanisation

Intradel a inscrit dans son plan stratégique la création d’une unité de biométhanisation. Le projet est actuellement à l’étude. Il pourrait aboutir avec l’intensification de la collecte séparée des déchets organiques.

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